Thème : Science et technologie pour quel développement de l’Afrique ? Modérateur : Pr Karifa Bayo (Univ. Ouga2 – Burkina-Faso) Rapporteur: Dr Armel Laibi (UAC – Benin) Conférencier : Pr ABBA TOURE ABDOULAYE (UFHB – Côte d’Ivoire)
  •  Professeur Titulaire de Chimie Minérale Physique, UFR-Sciences des Structures de la
  • Matière et de Technologie (SSMT), Abidjan, UNIVERSITE FHB, Côte d’Ivoire (à la
  • retraite).
  •  Membre du Conseil Scientifique du Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte
  • d’Ivoire (CSRS), Abidjan, Côte d’Ivoire, depuis 2004.
  •  Membre du Comité de Gestion des Programmes Scientifiques de l’Institut Pasteur de
  • Côte d’Ivoire, depuis 2009.
  • Membre du Conseil Scientifique du Laboratoire National d’Appui au Développement
  • Agricole (LANADA), depuis 2016.
  • Membre De La Société Ouest-Africaine de Chimie (Soachim)
  • Membre de la Société Française de Chimie (SFC)
  • Membre de l’Association Internationale pour l’Etude des Argiles (AIPEA)
  •  Commandeur dans l’ordre du mérite de l’éducation nationale de côte d’ivoire
Résumé: Le sous-développement scientifique explique, pour une bonne part, le sous- développement tout court. Dans leur quête de développement, nos différents pays se sont surtout préoccupés des résultats de la recherche immédiatement consommables. En effet les décideurs nationaux ont, pendant longtemps, favorisé la Recherche Appliquée au détriment de la Recherche fondamentale, pour répondre aux préoccupations du moment. Cela s’avère, aujourd’hui être une erreur stratégique de développement global dans la mesure où la Recherche Fondamentale nourrit la Recherche Appliquée et vice-versa. Pour sortir de cette situation, il est impérieux de donner à la Recherche scientifique et à l’Innovation Technologique, les moyens indispensables de leur expansion en tant que moteur du développement économique et social de nos pays. Notre existence et notre environnement sont, en effet, profondément influencées par les découvertes scientifiques et les réalisations technologique. Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) nous le rappellent chaque jour. A titre d’exemple, l’informatique révolutionne nos manières de travailler et de communiquer, voire de penser, et devient, dans plusieurs domaines, la voie privilégiée d’accès aux savoirs. Ailleurs, la Science et la Technologie ont été les moteurs de l’innovation ; elles sont au cœur du développement des sociétés modernes. A ce titre, pourquoi ne seraient-elles pas aussi des éléments déterminants dans le processus d’émancipation des pays africains ? Alors que, sur d’autres continents, les chercheurs rencontrent, dans le public, un courant de sympathie réel, qu’en est-il pour notre Afrique ? Alors que, dans les pays considérés comme développés, la science et la technologie ont plutôt une bonne image, en Afrique, c’est plutôt à une désaffection de plus en plus marquée que l’on assiste à l’égard de cette voie royale pour une appropriation de savoir-faire aux fins de développement économique, social et culturel. Alors question : nos populations font-elles vraiment confiance aux scientifiques et aux technologies autant qu’aux politiques, aux autorités spirituelles et aux charlatans pour prendre les décisions idoines en cas d’interrogation sur les voies et moyens de guérir telle ou telle maladie, de sélectionner telle ou telle variété de plantes ou encore d’élaborer tel ou tel type de matériau pour un usage spécifique ? Rien n’est moins sûr !